Alexandre Faure ou la générosité en action

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Mireille Golaszewski : Pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre adolescence et scolarité à l’école primaire, au collège et au lycée ? Avez-vous été scolarisé en établissement scolaire spécialisé ou dans les établissements ordinaires de l’Éducation nationale ?
Alexandre Faure : Je suis né sourd. Ma famille est entendante. Ma surdité a été un choc pour eux. Ma famille était inquiète de me découvrir sourd. J’étais oralisé et ne connaissais pas la langue des signes. Ensuite j’ai intégré  l’école primaire et le collègue en CLIS. Dans l’école spécialisée, j’ai d'abord été rééduqué par des orthophonistes qui me répétaient la même chose: il faut parler, « il faut parler pour bien s'intégrer dans le monde extérieur ».
Ensuite, j’ai été au cours Morvan en cinquième jusqu'en troisième. C’est là que j’ai appris la langue des signes. J’ai passé un BEP et un Bac Pro comptabilité et puis un BTS gestion comptabilité en alternance.

M.G. : Comment en êtes-vous venu à étudier la comptabilité gestion ?
Par attirance personnelle ? Sur conseils de vos professeurs ou de vos parents ?
A.F. : J’ai fait des études de comptabilité mais ce n’était pas  ma motivation : c'était un choix imposé par mes parents, qui pensaient que ce serait un métier adapte à mon handicap.

M.G. : Avez-vous bénéficié d’aménagements particuliers lors de la passation de vos épreuves de BTS comptabilité gestion en 1996 ?
A.F. : Oui il y avait un interprète LSF ou un professeur sourd pour les épreuves orales. Néanmoins j’ai arrêté les épreuves face aux difficultés et n’ai pas voulu redoubler comme on me le proposait...

A suivre dans le numéro de Janvier

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