Silence Turquoise, deuxième ouvrage de Françoise Chastel

Chastelle turquoise couv

Les lecteurs du premier ouvrage de Françoise Chastel  « Des mains et des lèvres » croyaient la connaître. Ce premier ouvrage autobiographique retrace en effet les grands moments de la vie professionnelle et personnelle de l’auteur, pour la période de  1939 à  1980.  Silence Turquoise, se situe dans son sillage et suit l’ordre chronologique, apportant le complément nécessaire pour la période allant de 1985 à 2015 d’une vie très dense, très mouvementée. Et il jette aussi un éclairage supplémentaire sur la personnalité de Françoise Chastel. Ce second ouvrage est consacré pour une grande partie à cette mobilité exceptionnelle qui la caractérise (rien n’empêche jamais l’auteur de partir, rien n’arrête sa curiosité qui la pousse en avant, rien ne freine son désir d’aller voir ailleurs) et a pour thème le voyage, dans l’espace et dans le temps, le voyage sous toutes ses formes, y compris la forme intérieure qui bouscule les certitudes.

Le récit lui-même est un voyage, qui égrène des étapes géographiques, au fil du temps, le lointain : « Alger, Fès, Madrid, Tunis », ou le proche :
« Argenteuil Paris : puzzle en construction », des étapes symboliques, pour le domaine professionnel : « Adieu Madame le professeur » ou privé : « Et quoique l’homme fasse.. », des étapes culturelles : « Éclosion de talents », ou familiales : « Une famille heureuse ».

Ces itinéraires enchantent, tant ils embarquent le lecteur dans des contrées nombreuses dont le dénominateur commun est de faire partie de ce
« pays des Sourds » qui, dit-on parfois, n’existe sur aucune carte, parce qu’il est assurément sur toutes, mais aussi parce qu’ils permettent au lecteur de revisiter ces propres moments de sa vie par auteur interposé : il se retrouve dans les joies simples d’une balade en montagne, dans la visite d’un château, dans les annonces de mariages ou de naissances de sa propre famille. Ou dans les moments de deuil. Le chapitre  « Et quoique l’homme fasse, ses jours s’en vont, courant » est une élégie, troublante, où la mort du père et celle de la mère sont  mises côte à côte avec cette émotion contenue dont l’affleurement poignant entre vite en résonnance...

A suivre dans le numéro de Janvier...

http://www.francoise-chastel.fr